Une intersyndicale de l'Education élargie a réclamé "solennellement" vendredi au ministre Gilles de Robien le rétablissement des travaux personnels encadrés (TPE) en terminale, supprimés par François Fillon, dans une motion adoptée par le Conseil supérieur de l'éducation (CSE).
"Cette suppression représente un recul considérable pour l'évolution de notre système éducatif, elle est en complète contradiction avec l'objectif de poursuivre sa démocratisation et d'augmenter l'accès à l'enseignement supérieur", a estimé l'intersyndicale composée notamment de la CFDT, la FCPE, la Ferc-CGT, la Ligue de l'enseignement, la Peep, l'Unsa-Education, le SNPDEN, l'Unef, le Snaen et l'UNL.
"Aucune évaluation ne vient aujourd'hui étayer l'hypothèse que les TPE seraient devenus tout à coup inefficaces pour les élèves", ont ajouté les organisations, citant parmi les vertus des TPE l'interdisciplinarité, le travail en équipe, la mise en relation des informations en utilisant toutes les technologies et méthodes disponibles...
Décidée par l'ancien ministre de l'Education, qui souhaitait redéployer les moyens notamment pour dédoubler les classes de langues, la suppression des TPE en terminale était au centre de la mobilisation des lycéens et enseignants cet hiver.
Le CSE, instance représentative et consultative, a examiné jeudi et vendredi 29 décrets, dont la première salve des textes d'application de la loi Fillon sur l'Ecole, qu'il a majoritairement rejetée.